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Ezio Capelli

 
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Ezio Capelli
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Joined: 08 May 2008
Posts: 1
Scorpion (23oct-21nov) Masculin
Age: 28 ans
Emploi: Comptablee
Localisation: Ici et làà
Petit ami: Ah ah ha....
Point(s) d'assiduité: 1
Moyenne d'assiduité: 1.00

PostPosted: Fri 9 May - 02:21    Post subject: Ezio Capelli Reply with quote

Nom : Ezio

Prénom : Capelli

Age : 28 ans

Orientation sexuelle : Homosexuel pur et dur ^^

Description Physique : Physique ? Pourquoi faut-il toujours commencer par là ? Enfin... comment le décrire... *soupir désabusé* Il est grand, grand et mince, juste assez fin pour vous faire croire qu'il est innocent. Mais ne vous fiez pas aux apparences, il cache très bien sa force... hé hé hé. Bref un peu de concentration voulez-vous. Ezio, à vingt-huit ans, mesure un bon mètre quatre-vingt trois et demi (et il insiste bien sur le "demi" ) pour soixante-six kilos garantis sans aucune graisse, car môssieur sait faire attention à sa ligne qu'il soigne avec une attention presque maladive (et oui, quand on a la chance d'avoir de beaux pectoraux et de charmantes plaques de chocolat, on a envie de les garder... normal quoi). Il fait preuve de la même attention pour choisir ses vêtements, car pour lui il est inutile de sortir si ce n'est pas pour se faire remarquer. Je vous vois venir d'ici... non ce n'est pas un original, il aime juste se faire voir, c'est tout. Ca tombe bien, il sait comment s'habiller pour se mettre un valeur. Un costume généralement, plus souvent blanc que sombre, blanc impeccable attention, aucune tache sinon il va aux ordures. Une chemise ouverte pour laisser apparaitre juste assez de peau pour vous faire saliver, aucun doute il sait y faire. Il porte toujours des chaussures en cuir, et tous ses vêtements viennent d'Italie, histoire de garder un lien avec ses origines.
Parlons un peu de son visage maintenant, puisque c'est lui qu'on remarque en premier quand on le croise. Un visage fin, des traits bien dessinés, il n'y a rien qu'il n'y aime pas. Ah si, ses sourcils, qu'il a l'habitude d'épiler tous les trois jours. Ses yeux bleu perçant seraient capables de vous fusiller du regard si l'envie lui en prenait, mais rassurez-vous il préfère plutôt vous déshabiller du regard. D'ailleurs cette petite note de perversité transparait très bien au fond de ses yeux, comme elle se trouve dans le sourire mutin et charmeur qu'il affiche toujours. Quelques petits détails pour parfaire le tableau de ce gigolo heu...Ezio : il a trois piercings à l'oreille gauche, deux au cartilage droit et un au téton droit (vestiges d'une enfance rebelle), un grain de beauté sous l'oeil gauche, et comme son frère, il a hérité de la cicatrice de la famille Capelli qui parcourt son torse depuis l'épaule droite, telle une marque de sabre sur un vaillant guerrier. Il en est plutôt fier d'ailleurs, et n'hésite pas à l'exhiber, car pour lui, elle fait "classe". S'il est passé par le stade piercing, il est aussi passé par la case tatouage puisque deux habiles fresques noires viennent orner sa peau à des endroits stratégiques : un tatouage hawaïen où se lit le nom "Eros" dans le bas de son dos, et un tribal au pubis.

Description Psychologique : Psychologique, psychologique.... sur la terre, il n'y a que deux choses qui intéressent un tantinet notre bel étalon italien : le sexe et.... le sexe. Bien qu'il nourrisse des sentiments ambiguës envers une personne proche de son entourage, Ezio ne refuse pourtant jamais une invitation aux plaisirs de la chair, surtout quand la personne qui lui propose est on ne peut plus charmante (et si, accessoirement, c'est un homme). Il ne se parfait pas non plus dans la luxure, mais disons qu'il aime partager son plaisir avec autrui. Qu'il est généreeeeeeeux.... comme si.
Au fond, ce n'est pas une mauvaise graine, mais disons plutôt qu'il n'a pas poussé droit. Un enfant on ne peut plus normal, quelques traumatismes par ci par là subis pendant son enfance,et voyez ce que sa donne : un homme au sommet de sa forme mais à l'esprit tourmenté. Depuis son adolescence, il a nourrit quelques pulsions sadomasochistes qui ont fini par s'ancrer en lui, si bien que depuis, il aime se jouer des autres et se servir d'eux uniquement pour arriver à ses fins. Beau parleur, il sait très bien mentir, et aurait mieux fait d'être acteur plutôt que de chercher un job dans une école perdue au fin fond du Japon. Mais bon, après tout, il fait ce dont il a envie, mais que vous ne saurez jamais. Il cache toujours ce qu'il pense, et aime mener les gens par le bout de leur nez pour les mener là où il a envie. Il montre de lui uniquement ce qu'il veut, plus souvent ses bons côtés que ses mauvais. Personne ne le connait réellement, pas même ses "amis" ( si si il en a).
Boon il a quand même des qualités, n'allez pas croire. Plus fidèle qu'un chien, il tient toujours ses promesses et ne se laisse jamais abattre, même s'il est tête brulée sur les bords. Il adore se mettre dans des sitatuations dangereuses et n'a à vrai dire aucune notion du danger.... en fait il se croit au dessus de tout et est intimement persuadé que rien ne l'atteint. Malgré tout, Ezio reste quelqu'un de tout à fait normal lorsqu'il est mis à nu, même si chez lui "normalité" rime avec "attentionné", qualité qui est toutefois surdéveloppée chez lui...

Histoire : Ah voilà qui est mieux. Une histoire, une histoire... Une tragédie digne de Shakespeare oui, où les principaux acteurs luttent corps et âme pour survivre dans un monde hostile et... oui bon j'avoue, j'en rajoute un peu là, mais si je ne le faisais pas qui lirait ? Ah vous ? Bon bon...Retournons dans notre bonne vieille réalité toute normale et si plate... Commençons tout de même par planter le décor, et l'histoire se racontera d'elle-même comme elle sait si bien faire...

Quinze novembre, Florence. Une nuit noire et sans bruit, plus froide que la mort et plus absorbante que les ombres. Aucun bruit ne semblait assez fort pour briser le silence qui s'était installé de lui-même au dehors, aucun excepté celui de deux jeunes bambins venant au monde dans le plus grand hôpital de la ville, et celui des cris déchirant de leur mère. Leur prénom ? La génitrice répondait au doux nom de Maria Capelli, et sous l'oeil bienveillant de son mari Roberto, elle donnait naissance à son premier fils prénommé Ezio, suivi quelques minutes plus tard par Umberto. A vrai dire, le jeune couple n'avait jamais imaginé se retrouver avec deux enfants jusqu'à ce que leur médecin le leur avait annoncé, et avait même appréhendé la naissance de leur jumeaux...ou plutôt faux jumeaux. Mais les voir, tous les deux, là, pousser leur premier cri de leurs si petits poumons...L'instant était trop magique pour ne pas faire son petit effet. Dès le lendemain, on fêtait déjà la naissance des petits à Vincigliata, petite ville dans les environs où la famille Capelli avait sa renommée. Une fête, oui, mais qui perdit très vite tout son sens cinq jours plus tard, lorsque Roberto succomba à un cancer fulgurant qui s'était déclaré à peine après la naissance des petits. Maria Capelli se retrouva seule, responsable des deux petits bambins. Bien qu'accablée par la perte de son mari, elle s'acharna à offrir le meilleur de son être pour ses enfants, leur offrant bien plus que ce qu'une mère a à offrir, mais refusant catégoriquement de remplacer son défunt mari par un autre homme. Bien qu'il ne fut plus à ses côtés, elle le jugeait comme irremplaçable, personne ne pouvait le remplacer à ses yeux.

Ezio grandit donc dans le vide que l'absence d'un père peut occasionner, regrettant amèrement de ne pas l'avoir connu même si, accompagné par son frère Umberto, il s'amusait à en faire voir de toutes les couleurs à Maria pour s'amuser. Allez donc découvrir le monde lorsque vous êtes un gosse... Ils furetaient partout, plus unis que les deux doigts d'une main, se complétant l'un l'autre. Eux seuls se comprenaient parfois. Ils étaient là, toujours l'un pour l'autre, intimement liés l'un à l'autre depuis leur enfance. Cette proximité entre eux combla un tant soit peu l'absence de leur géniteur, et jamais ils ne se séparaient. Oh certains s'y sont risqués tout de même, mais l'entreprise se solda toujours par un cuisant échec ponctué de crises de larmes et de coups lancés à l'aveuglette de la part d'Ezio comme d'Umberto. Un lien incassable s'était déjà installé entre eux, le genre de lien qui dépasse de loin celui de la complicité ou de l'amitié, le genre de lien qui continue à se développer au fil du temps...

Et les années de passer tranquillement... Maria trouva un métier pour subvenir aux besoins de sa tendre petite famille. Refusant toute aide financière de la part de ses connaissances, elle travailla chez un fleuriste, oubliant les souvenirs inébranlables de son mari au milieu des géraniums et des acacias tout en gagnant juste assez pour offrir une vie correcte à ses enfants, coiffée d'une nourrice. En effet, la boutique lui prenait tout son temps, et la nourrice lui avait semblé être une solution inévitable. Triste de ne plus pouvoir voir ses enfants en journée, elle se rattrapait un peu tous les matins, avec ses "petites habitudes" comme elle le disait si bien. Une routine qui l'apaisait autant qu'elle apaisait les deux enfants. Chaque matin, ce furent de douce caresses d'une mère attentionnée qui venaient les réveiller pour les mener à leur petit-déjeuner déjà prêt, et une demi-heure plus tard, elle les conduisait à l'école.

Rien ne pouvait casser cette routine si bien installée, si bien ancrée dans la maisonnée, rien hormis un épisode qui resta gravée dans la mémoire de chacun. La journée avait pourtant bien commencée... Comme toujours, Ezio et Umberto avaient été à l'école, et comme toujours, la nourrice était venue les chercher à la sortie pour les raccompagner jusque chez eux, les arrêtant devant la petite grille du jardin. A peine la nourrice eut-elle disparue de leurs yeux qu'Ezio ouvrit la barrière et que les deux enfants coururent en criant le prénom de leur mère vers la maison, impatients de lui raconter leur journée. Il ouvrit la porte du haut de ses petites jambes
et se figea en découvrant l'atroce scène qui se déroulait devant eux. Le bruit d'un tabouret en bois claquant contre le carrelage froid au sol dans un bruit sec accompagnait la vision macabre de deux pieds pendant devant leurs yeux innocents d'enfants. Ils avaient huit ans, huit ans et déjà ils découvraient la scène sûrement la plus horrible de leur vie. Les jambes pendants tournaient encore sur elles-même, parfois secouées par des soubresauts incontrôlables. Par un réflexe plus que salvateur, Ezio abandonna la clanche de la porte pour poser ses petites mains tremblantes sur les yeux de son frère, d'où coulaient déjà quelques larmes. Figée par la peur, il ne pouvait que chercher à protéger son frère de cette vue atroce sur laquelle il gardait les yeux rivés, comme absorbé par l'horreur que dégageait la scène. Le plic ploc des larmes d'Umberto se fracassant contre le sol fut bien vite rejoint par le bruit sourd d'un vieux plafonnier qui cède sous le poids d'un corps et celui de ce même corps tombant de tout son poids contre le carrelage. Ezio n'esquissa pas le moindre geste, tiraillé entre deux sentiments qui lui étaient étrangers, celui de voir ce corps se tordre de douleur et celui de l'abandonner à son triste sort. Il n'esquissa pas le moindre geste pour retenir son frère dont les genoux martelèrent le sol, tout comme il ne se retourna même pas en direction des voisins qui accoururent auprès d'eux pour voir ce qui avait provoqué tout ce rafut. Même pas une minute ne s'était écoulée depuis l'instant où Ezio avait ouvert la porte, pas une minute mais c'était déjà de trop.

_Ca va aller. On va s'occuper de vous. Venez ...

Le jeune garçon entendit à peine les paroles prononcées par le couple de sexagénaires, ses yeux froids rivés sur la silhouette du vieillard aidant Maria à se relever pour l'emmener plus loin, et sentit avec difficulté la main de la femme enserrer la sienne. Ils ne leur avait jamais adressé le moindre mot, et s'étaient approché de leur jardin juste pour aller chaparder quelques cerises en été. Malgré cette distance, la vielle femme s'occupa gentiment d'eux pour le reste de la journée, presque aussi attentionnée envers eux que l'était jusque là leur mère. Si cet épisode traumatisant eut pour Umberto l'effet de renforcer le lien qui l'unissait à sa mère, il n'en fut pas tout à fait de même pour Ezio. En apparence, les choses demeuraient ce qu'elles étaient, il prenait soin d'elle aux côtés de son frère, mais à l'intérieur de son être, on pouvait entendre le clic clac sec typique des rouages mécaniques qui se mettent en route. Oui, quelque chose avait germé dans le coeur du jeune garçon, quelque chose qui n'était toutefois pas assez fort pour sortir...

Arriva pour lui l'adolescence, une adolescence qu'il dut bien vite mettre de côté au profit de son éducation. Si jusque là les frères n'avaient jamais été séparés, l'entrée au collège avait radicalement changé leurs habitudes. Ils n'étaient pas dans la même classe, et ne se croisaient que par intermittences dans les couloirs. Qu'à cela ne tienne, ils se racontaient toujours tout, soit en travaillant, soit tard le soir en allant se coucher, dans leur chambre parfaitement agencée avec ses deux lits face à face. Il se gardait souvent de lui raconter quelques détails sur ses journées, et préférait plutôt écouter Umberto, ce qui l'apaisait toujours même s'il n'avait pas grand chose à dire. Ezio était aussi attentif en cours qu'un premier de la classe, et ses notes suivait toujours, rehaussant avec fierté son statut d'élève intelligent. D'un contact facile avec les autres, il se fit bien vite de bons amis dans sa classe, et devint en quelque sorte la coqueluche des filles qui l'entouraient, même si à vrai dire il ne s'en souciait guère. Seule une chose comptait à ses yeux, une chose qu'il ne pouvait atteindre, une chose hors de portée mais qu'il ne pouvait oublier. Il se perdit dans quelques petites aventures par ci par là, s'aventurant sur le terrain glissant de l'amour mais rien n'y fit, ses histoires ne restèrent que de petites aventures parsemées de baisers mais à l'arrière goût amer de la rupture. Rupture qui se faisait facilement de son côté, puisque c'était toujours lui qui décidait de tout arrêter, presque du jour au lendemain, laissant toujours une pauvre fille abandonnée à son triste sort derrière lui. Une réputation de coureur de jupons s'installa à son égard, mais plutôt que de chercher à le nier, il préféra en rire, passant ses dernières années au collège dans une classe qui savait l'apprécier à sa juste valeur sans se soucier des racontars.

Après le collège, ce fut le lycée qui entra dans la vie du jeune Italien, une période qu'il n'était pas prêt d'oublier. Pour lui, cette entrée dans un nouvel établissement était peut-être l'occasion de se retrouver dans la classe de son frère qui l'avait trop manqué durant les années qui s'étaient écoulées. La rentrée, pleine de brouhaha et d'élèves impatients de se faire de nouveaux amis, fut la première étape à surmonter pour lui.

_Allez vieeeens!! Dépêche-toi, la liste de classe est affichée par là! Et avec un peu de chance on sera ensemble cette fois-ci!!

Presque euphorique de ce bonheur à portée de main, Ezio attrapa son frère par le bras pour l'amener près des murs de l'école, luttant corps et âme pour traverser le flot grouillant d'élèves agglutinés devant les listes. Il perdit bien vite son frère dans la foule mais, maugréant intérieurement, il se dirigea tout de même vers les si  futiles feuilles de papiers affichées devant lui. Le sourire enthousiaste qui éclairait jusque là son visage s'étteind en voyant qu'une fois de plus ils allaient être...

_Umbyy... viens voir...

Séparés, et la déception se lisait dans sa voix. Lui qui se faisait une joie d'aller au lycée... Il pointait fébrilement du doigt les listes, comme pour s'assurer que tout cela était bien vrai et qu'il allait à nouveau être sans son frère. Un soupir étouffé alors que le flot d'élèves disparaissait par petit groupe et qu'Umberto s'approchait. Séparés, encore et toujours...
Un point positif tout de même, il se retrouvait dans la même classe que deux de ses amis du collège, Rodrigo et Alessandro, avec qui il noua des liens mêlant habilement complicité et savoir-vivre. A leur cotés, il s'amusa autant qu'un jeune homme de dix-sept ans pouvait s'amuser, appréçiant chaque jour passés en leur présence, se raccrochant à eux pour combler le plus grand vide de sa vie, celui laissé par son frère qui pourtant n'était qu'à quelques mètres dans le bâtiment voisin, réservé aux sciences, alors qu'Ezio préférait la littérature. Ce fut le seul détail qui choqua un peu Maria lorsque ses enfants adorés lui avait annoncés leur orientation. Pourquoi deux domaines si différents, eux qui étaient pourtant pareils ? Nul ne le sut jamais, il en fut comme ça, voilà tout. Cependant, au grand damne d'Ezio, ce fut une rivalité entre frères qu'instaura malencontreusement Maria. Une rivalité qui commença gentiment par des compliments, mais qui s'entendit très vite jusqu'à la promesse de cadeaux pour le meilleur des deux, une rivalité à laquelle Ezio refusa de se laisser prendre, même si son frère continuait toujours de donner le meilleur de lui-même à l'école.

Leur passé les suivait tout de même, puisque du haut de leur dix-sept ans, ils étaient toujours puceaux, et ni l'un ni l'autre ne semblait apprécier encore cette situation. Par chance, Rodrigo et Alessandro étaient deux jeunes hommes plein de ressources, et bien vite, Ezio sut apprendre à tirer profit d'eux, dans la noblesse de l'âme.

Ce fut un soir de mars qu'il apprit la nouvelle à Umberto, appuyé dans l'encadrement de la porte, le visage rayonnant et tout sourire. Il savait pertinemment que celui-ci n'était jamais au meilleur de sa forme même s'il n'en laissait jamais rien transparaître, et il était aussi plutôt doué pour emmener son frère là où il le désirait, titillant gentiment ses points faibles pour mieux l'amener auprès de lui.

_J'sais bien que ton moral est pas au top mais... serait peut-être temps de tourner la page Umby, tu crois pas ? Alessandro m'a présenté à pas mal de gars à Florence, le genre de gars qui peuvent nous présenter des nanas faciles et qui payeraient même pour nous !! Ca te branche ?

Une idée tordue, certes, mais qui avait son charme. Après tout, un Ezio n'était pas un Ezio sans ce genre d'idées saugrenues. Même au sein de l'établissement, il avait été élu chef du conseil des élèves uniquement pour l'originalité de ses idées, alors même qu'il ne s'était pas présenté. Enfin grâce à son élection, il y eut l'instauration d'une journée entièrement réservée à la décoration du lycée, une fête de fin d'année, et l'arrivée presque magistrale d'un distributeur à expressos (et dieu sait qu'il y tenait fermement à ceux-là ). Bref Ezio était un original, certes, mais son charme faisait ses preuves. En moins de temps qu'il ne l'avait prévu, il obtint l'affirmation tant attendue de la part de son frère et ni une ni deux, il décrocha son téléphone pour mettre son plan en place. Opération dépucelage ! Oui, mais pas tout seul... Le soir même, à 22h30, ils étaient tous deux à Florence, et venaient d'être présentés aux plus belles prostituées de la ville. Des prostituées certes, mais qui refusaient d'être payées. Pourquoi ? Sûrement parce qu'elles étaient tombées sous le charme de deux jeunes adolescents italiens encore innocents.Elles étaient quatre, quatre femmes plus que belles et mûres dans leur attitude pour deux jumeaux avides de nouvelles expériences. Tout se déroula dans un petit appartement du centre ville. Ezio avait bien fait d'emmener son frère boire quelques verres juste avant de partir, et il se réjouit d'avance de la nuit qu'ils allaient passer. Une nuit qu'il n'allait pas être prêt d'oublier non plus... 23h et tout commençait déjà sur l'un des deux lits de la pièce. Ses mains parcouraient habilement le corps de ces femmes totalement offertes à lui, caressant tantôt un corps tantôt un autre. Il se plaisait à sentir la chair brulante et presque moite d'excitation sous ses doigts. Ses mains sur l'une, embrassant une autre... Il perdait peu à peu pied dans le plaisir que l'enivrait, s'abandonnant totalement à la luxure qui lui était servie sur un plateau d'argent. Une longue nuit de débauche et d'orgie, se complaisant à prendre autant de plaisir qu'il pouvait en tirer, même si ce plaisir ne fut pas aussi grand qu'il l'espérait. La première fois qu'il jouit ce soir-là, ce fut en jetant un coup d'oeil à son frère, la deuxième fois ce fut en ayant son visage gravé dans son esprit... Si cette expérience n'avait pas été très fructueuse, elle lui permit cependant d'apprendre deux choses : il n'aimait pas les femmes, et il était plus que probablement attiré par son frère. Et là, on peut dire que ce fut le réel choc de sa vie.

La suite des évènements ne l'aida pas vraiment à s'en remettre. Chaque jour, il se surprenait à dévorer des yeux son propre frère, qu'il ne voyait plus du tout sous le même angle à présent. Toujours discret dans ses actions, il ne laissait rien transparaitre du mal intérieur qui le rongeait, transformant peu à peu cette attirance physique en regard attentionné maladif. Il avait toujours besoin de savoir où il allait, ce qu'il faisait, avec qui il était, et même si Umberto n'y voyait que du feu, Ezio fut plus qu'affecté par le fait de savoir que son frère retournait tous les weekends à Florence se frotter de près à la luxure. Ses notes s'en ressentirent, et plusieurs fois par semaine il disparaissait de la circulation avec sa bandes de potes, fidèle et indomptable, dont il était le chef. Pour occuper ses pensées, il sombra dans la drogue, et devint avec ça le Junkie le plus classe des environs, toujours à se balader dans un costard différent. Junkie et accro au sexe de surcroît, oui, mais qui gardait tout de même toutes ses bonnes habitudes et son lui intérieur. Maria l'attendait toujours à la porte de la maison, l'accueillant toujours avec la lueur de "ceux qui n'ont pas dormi d'inquiétude" au fond des yeux, se préoccupant toujours un peu plus de son fils qui sombrait de plus en plus du côté obscur plutôt que de témoigner un peu d'intérêt à son Umberto. Il avait toujours su que sa mère le préférait lui plutôt qu'Umberto, et en arrêtant ses études brusquement, il espérait que celle-ci fasse plus attention à son autre fils plutôt qu'à lui-même. Subissant chaque jours les blâmes incessants de sa génitrice, il n'adressait plus le moindre mot à son frère, et chaque retour à la maison n'agrémentait d'une nouvelle folie chez lui : un tatouage, tantôt un piercing, ou alors de nouveaux vêtements, bien trop chers pour une famille comme la sienne. Pour tout encaisser, il faisait mine de ne pas être affecté, restant de marbre alors que tout s'était depuis longtemps effrité en lui, laissant le mal qui le rongeait s'écouler en lui comme un pinceau rempli d'encre plongé dans un pot d'eau.

Le deuxième choc de sa vie fut d'apprendre le départ de son frère alors même qu'il n'avait pas été là pour lui dire au revoir. Il avait passé depuis quelques années la barre des vingt ans, mais habitait toujours plus ou moins chez Maria, comme son frère. Cela faisait plus d'une semaine qu'il était parti sans un mot de chez lui, comme d'habitude, mais si c'était pour apprendre que son frère n'était plus là, alors il aurait préféré ne jamais revenir du tout... Renié, comment sa mère pouvait-elle renié un fils qui avait tout réussi de sa vie ??! Alors que lui avait tout fait pour... tout fait pour qu'elle le préfère lui!! Telle est pris qui croyait prendre... A croire que les jumeaux étaient tellement semblables qu'ils pensaient aux mêmes choses. Ezio réussit à tirer quelques informations de la part de sa mère. Secrétaire, au Japon, voilà ce qu'il avait prévu de faire. Secrétaire.. ce boulot ne lui allait même pas en plus. Oh et puis zut, s'il partait, et bien il le suivrait ! Comment allait-il bien pouvoir se débrouiller dans un terrain inconnu comme le Japon alors que...

Le lendemain, il prépara ses valises, de grosses valises remplies de toutes ses affaires personnelles, et muni d'un aller simple pour Tokyo, il disparut à nouveau de la circulation, laissant tout de même une lettre griffonnée à la hâte à Maria, qui la découvrit stupéfaite au lever du soleil, plié dans sa tasse vide.

Maman, tu n'avais aucune raison de détester Umby. Lui il est parti parce que tu ne voulais plus de lui, moi je m'en vais définitivement parce que j'en ai envie.
Tu aurais du me renier moi pour toutes les atrocités que j'ai commises...
C'est la dernière preuve d'existence de ma part. Adieu.
Ezio
 



Nationalité : Italien

Autre : il s'habille presque toujours de blanc, et passe le plus clair de son temps dans des salons esthétiques depuis qu'il a arrêté la drogue. Il décolore régulièrement ses cheveux juste pour les avoir châtains avec quelques mèches plus claires.

Domaine pratiqué (si vous êtes membre du personnel) : Agent comptable si j'ai confirmation de l'administrateur.
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PostPosted: Fri 9 May - 12:12    Post subject: Ezio Capelli Reply with quote

Bienvenue parmi nous ^^

Trés bonne fiche ta présentation est validée

Tu peux maintenant poster ton arrivée dans le hall d'entrée puis te rendre au secrétariat où l'on te donnera ton numéro et tes clés d'appartement.

Bon jeu !
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